Fondée par Simon Kuster et développée avec sa sœur Alice, TeedUp accompagne aujourd’hui les entreprises à travers des formations en soft skills animées par des profils issus d’univers d’élite. Passée par l’écosystème de MBS School of Business, la startup a su faire évoluer son modèle pour répondre aux enjeux actuels des organisations.
À travers cet interview réalisé avec Alice Kuster, découvrez l’histoire de TeedUp.
Pouvez-vous vous présenter et revenir sur la genèse de TeedUp ?
TeedUp a été lancée par mon frère, Simon Kuster, pendant la période du Covid. À ce moment-là, il y avait beaucoup d’isolement, et l’idée de départ était de permettre aux gens de recréer du lien social à travers le sport. Il a donc imaginé une application qui facilitait les rencontres entre particuliers pour pratiquer une activité sportive ensemble, en extérieur.
De mon côté, j’étais encore en poste en conseil à Paris, mais je me suis rapidement intéressée au projet. J’ai commencé à m’impliquer sur la partie marketing et communication, avant de rejoindre l’aventure à temps plein environ un an plus tard. Le fait de pouvoir travailler ensemble s’est fait assez naturellement, d’autant plus qu’on s’était retrouvés dans la même ville à ce moment-là.
Même si l’activité a évolué depuis, cette première phase a été importante : elle nous a permis de tester, d’apprendre rapidement et surtout de constituer un premier réseau, notamment avec des profils issus du sport de haut niveau.
Quel a été votre parcours avant de vous lancer ?
Je suis diplômée de MBS School of Business en 2018. J’ai fait une grande partie de mon parcours en alternance, principalement dans le secteur bancaire.
Au départ, c’était surtout une opportunité pour financer mes études, mais j’ai finalement beaucoup appris dans cet environnement et j’y suis restée après mon diplôme.
J’ai ensuite travaillé en conseil en transformation à Paris, sur des missions dans le secteur bancaire. Cette expérience m’a permis de développer des compétences solides en gestion de projet, en structuration de process et en organisation. Ce sont des compétences que j’utilise aujourd’hui au quotidien dans l’entrepreneuriat, notamment pour construire des offres, structurer des contenus ou accompagner nos intervenants.
Comment vous répartissez-vous les rôles aujourd’hui ?
On est tous les deux très impliqués dans le développement commercial, avec chacun notre portefeuille clients. C’est un sujet clé pour nous, donc on y consacre beaucoup de temps.
De mon côté, je gère également toute la partie marketing et communication : travailler la visibilité de l’entreprise, valoriser nos offres, créer du contenu, préparer des événements… Ce sont des sujets que j’apprécie particulièrement et sur lesquels je me suis naturellement positionnée.
Simon, lui, s’occupe davantage des aspects juridiques, financiers et comptables, en plus de son activité commerciale. Sur tous les sujets stratégiques, on échange beaucoup et on prend les décisions ensemble, ce qui nous permet d’avancer de manière alignée.
Avez-vous été accompagnés dans votre projet entrepreneurial ?
Oui, on a intégré l’incubateur de MBS School of Business en décembre 2021, puis on a participé au programme d’accélération en 2022.
Cet accompagnement nous a permis de structurer notre réflexion, de prendre du recul sur le projet et d’être challengés.
On a également pu bénéficier d’un réseau, d’échanges avec d’autres entrepreneurs et d’un cadre qui nous a aidés à avancer plus vite.
Quelle est aujourd’hui votre activité principale ?
Aujourd’hui, TeedUp conçoit et déploie des formations en entreprise autour des soft skills, avec une approche très concrète et opérationnelle.
On intervient sur des thématiques comme le leadership, la gestion des conflits, la communication, l’intelligence collective, la maîtrise des émotions ou encore la gestion du stress. Ce sont des sujets qui concernent une grande majorité de collaborateurs, quel que soit leur niveau dans l’entreprise.
Notre particularité, c’est de nous appuyer sur des profils issus d’univers d’élite — sportifs de haut niveau, préparateurs mentaux, anciens professionnels ayant évolué dans des environnements très exigeants — pour transmettre des méthodes directement applicables en entreprise.
L’objectif est de proposer des formats de formation soft skills qui sortent des approches classiques, en apportant des outils concrets, ancrés dans l’expérience, et facilement réutilisables par les collaborateurs dans leur quotidien professionnel.
En quoi votre approche est-elle différente ?
On se positionne comme un organisme de formation expérientiel. Concrètement, cela signifie qu’on part de l’expérience terrain de nos intervenants.
Nos profils ont été confrontés à des situations de forte pression, de prise de décision rapide, de gestion d’équipe ou de performance individuelle. Ils partagent donc des méthodes qu’ils ont réellement utilisées dans leur parcours.
De notre côté, on ne se contente pas de les faire intervenir : on les accompagne pour structurer leurs contenus, les rendre pédagogiques et adaptés au monde de l’entreprise. On construit avec eux des modules qui combinent storytelling, apports méthodologiques et mises en pratique.
Cette approche permet de rendre les formations plus engageantes et surtout plus impactantes, parce qu’elles sont directement reliées à des situations concrètes.
Comment construisez-vous vos formations ?
On part toujours des besoins de nos clients. On ne développe pas de contenu “théorique” sans demande.
On échange avec les entreprises pour comprendre leurs enjeux : management, engagement des équipes, gestion du stress, communication interne… Ensuite, on identifie les profils les plus pertinents pour répondre à ces problématiques.
On construit les modules avec les intervenants, en travaillant à la fois le fond (les messages, les outils) et la forme (le format, l’interactivité, les exercices). L’idée est de proposer des formats courts, impactants, et facilement actionnables.
Aujourd’hui, on a développé un catalogue d’une quinzaine de modules, qui continue d’évoluer au fil des missions et des retours clients.
Vous avez récemment lancé une offre digitale, pouvez-vous nous en dire plus ?
Oui, on a lancé des modules e-learning pour compléter notre offre en présentiel et rendre nos contenus accessibles à un plus grand nombre de collaborateurs.
C’est une évolution importante pour nous, parce qu’elle permet de déployer plus largement les formations dans les entreprises, notamment auprès de profils qui ne sont pas toujours prioritaires dans les dispositifs de formation classiques.
On a développé une quinzaine de modules digitaux, sur différentes thématiques RH, avec des formats adaptés aux nouveaux usages : contenus courts, dynamiques, faciles à consommer.
L’idée est de proposer une complémentarité entre présentiel et digital, pour construire des parcours de formation plus complets et plus flexibles.
Qui sont vos clients aujourd’hui ?
On travaille principalement avec des ETI et des grands groupes comme le Groupe Printemps, The Walt Disney Company ou encore Crédit Agricole.
On intervient sur des populations variées : managers, équipes terrain, profils à haut potentiel… avec des formats adaptés à chaque contexte.
Notre développement repose beaucoup sur le réseau, les recommandations et les rencontres, notamment via des événements ou des clubs d’entrepreneurs.
Avec le recul, que retenez-vous de cette expérience ?
C’est avant tout une aventure humaine. On a la chance de rencontrer des profils très inspirants, avec des parcours souvent hors du commun, et d’apprendre énormément à leur contact.
Le fait de travailler ensemble, en tant que frère et sœur, est aussi une vraie force. On partage des valeurs communes, une vision, et ça nous permet de rester alignés dans les moments clés.
Et surtout, cette expérience nous a appris à nous adapter, à écouter le marché et à faire évoluer notre projet quand c’était nécessaire. Aujourd’hui, on a construit un modèle qui nous ressemble et qui répond à des besoins concrets dans les entreprises.
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